mardi 8 janvier 2019

La bénédiction des maisons de l'Epiphanie

"Les mages sont venus de l'Orient à Bethléem pour adorer le Seigneur; ouvrant leur trésors, ils offrirent des biens précieux : de l'or pour le grand Roi, de l'encens pour le vrai Dieu, de la myrrhe pour sa sépulture, Alléluia !"

Le Rituel romain renferme le trésor des bénédictions de l’Église. Il est une antique et vénérable tradition de bénir les maisons à l'occasion de la fête de l’Épiphanie, avec de l'eau bénite spécialement la veille. Après avoir aspergé d'eau bénite les murs de la maison, le prêtre inscrit, au moyen d'une craie bénite à cette occasion, sur le linteau de la porte principale une inscription comprenant le chiffre de la nouvelle année qui s'ouvre et les initiales (en latin) des trois rois mages. Ainsi, cette année :

20 + C(aspar) + M(elchior) + B(althazar) + 19

Voici le texte de la bénédiction de la craie, si riche de signification :

"Bénissez, ô Seigneur notre Dieu, cette craie, votre créature, afin qu’elle devienne salutaire au genre humain ; et accordez par l’invocation de votre Nom très saint que tous ceux qui l’emporteront ou qui écriront avec elle sur leurs portes les noms de vos Saints Gaspard, Melchior et Balthazar, reçoivent par leur intercession et leurs mérites la santé du corps et la protection de l’âme."

Voici quelques photos d'archives de la bénédiction de la Maison Notre-Dame-de-Rocamadour (2016) :








lundi 7 janvier 2019

Vos chanoines de Baladou vous souhaitent une belle et sainte année 2019, riche en grâces pour vous et vos familles.

N'hésitez pas à venir nous visiter dans le Quercy cette année !

Diego Velázquez (1599-1660), La adoración de los Magos, 1619, Madrid, Museo Nacional del Prado.

dimanche 30 décembre 2018

Horaires de Messes 2018-2019

Dimanches et fêtes


GLUGES

A partir du dimanche 15 septembre 2018, la Messe est célébrée en la chapelle de la Maison de Baladou, à 8h30, tous les dimanches et fêtes d'obligation, sauf mention contraire sur cette présente page ou modification ultérieure d'horaire.

Merci pour votre compréhension ! 

La Messe quotidienne est célébrée à 11h en la Maison Notre-Dame, sauf modification. Veuillez téléphoner auparavant s.v.p.  

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Lundi 31 décembre 2018
22h30-minuit : Adoration du T. S. Sacrement, suivie du chant du Te Deum, à la Maison Notre-Dame-de-Rocamadour, à Baladou, ... le tout suivi de quelques bulles pour fêter la nouvelle année !

Mardi 1er janvier 2019 - Octave de la Nativité
9h : Messe à la Maison NDR

Dimanche 6 janvier - Fête de l’Épiphanie
8h30 : Messe à la Maison NDR

Dimanche 13 janvier - Fête de la Sainte Famille

8h30 : Messe à la Maison NDR

Dimanche 20 janvier - IIe dimanche après l’Épiphanie

10h30 : Messe à la Maison NDR

Dimanche 27 janvier - IIIe dimanche après l’Épiphanie

8h30 : Messe à la Maison NDR

 *

En cas de changement, une notification sera publiée sur ce blog, que nous vous invitons à consulter régulièrement. 

lundi 24 décembre 2018

Sainte fête de Noël à tous !

Le ciel est noir, la terre est blanche ;
– Cloches, carillonnez gaîment ! –
Jésus est né ; – la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.

Pas de courtines festonnées
Pour préserver l’enfant du froid ;
Rien que les toiles d’araignées
Qui pendent des poutres du toit.

Il tremble sur la paille fraîche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour l’échauffer dans sa crèche
L’âne et le bœuf soufflent dessus.

La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit s’ouvre le ciel
Et, tout en blanc, le chœur des anges
Chante aux bergers :  » Noël ! Noël !  »

Théophile Gautier 

Anonyme, La Nativité, école française (XVIIIe siècle)


Les chanoines de Baladou vous souhaitent une belle et sainte fête de la Nativité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Que vos familles soient illuminées par la splendeur de la Crèche !

lundi 3 décembre 2018

Entrons dans l'Avent

Nous entrons dans la nouvelle année liturgique avec ce temps de l'Avent qui nous prépare à la grande fête de Noël. Comme le Carême, l'Avent est un temps de conversion pour chaque chrétien, comme l'enseigne saint Jean-Baptiste, le prophète privilégié de cette période liturgique : "Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur".

Voici ce quelques extraits de l'Année liturgique de dom Guéranger, qui nous présentent les spécificités liturgiques de ce temps :

S. Jean-Baptiste, par J. Leonardo de Chavacier (1601-1653)


 "On donne, dans l’Église latine, le nom d’Avent au temps destiné par l’Église à préparer les fidèles à la célébration de la fête de Noël, anniversaire de la Naissance de Jésus-Christ. Le mystère de ce grand jour méritait bien sans doute l’honneur d’un prélude de prière et de pénitence : aussi serait-il impossible d’assigner d’une manière certaine l’institution première de ce temps de préparation, qui n’a reçu que plus tard le nom d’Avent. Il paraît toutefois que cette observance aurait commencé d’abord en Occident ; car il est indubitable que l’Avent n’a pu être affecté comme préparation à la fête de Noël, que depuis que cette fête a été définitivement fixée au vingt-cinq décembre : ce qui n’a eu lieu pour l’Orient que vers la fin du IVe siècle, tandis qu’il est certain que l’Église de Rome la célébrait en ce jour longtemps auparavant.

(...) Nous trouvons, dès le Ve siècle, l’usage de faire des exhortations au peuple pour le disposer à la fête de Noël ; il nous reste même sur ce sujet deux sermons de saint Maxime de Turin, sans parler de plusieurs autres attribués autrefois à saint Ambroise et à saint Augustin, et qui paraissent être de saint Césaire d’Arles. Si ces monuments ne nous apprennent point encore la durée et les exercices de cette sainte carrière, nous y voyons du moins l’ancienneté de l’usage qui marque par des prédications particulières le temps de l’Avent. (...)

 L’obligation de ce "carême", qui, commençant à poindre d’une manière presque imperceptible, s’était accrue successivement jusqu’à devenir une loi sacrée, se relâcha insensiblement ; et les quarante jours de la Saint-Martin à Noël se trouvèrent réduits à quatre semaines. (...) Le premier indice que nous rencontrons delà réduction de l’Avent à quatre semaines se trouve être, dès le IXe siècle, la lettre du pape saint Nicolas Ier aux Bulgares. (...)

Benoît XIV, encore Archevêque de Bologne, marchant sur de si glorieuses traces, a consacré sa onzième Institution Ecclésiastique à réveiller dans l’esprit des fidèles de son diocèse la haute idée que les chrétiens avaient autrefois du saint temps de l’Avent, et à combattre un préjugé répandu dans cette contrée, savoir que l’Avent ne regardait que les personnes religieuses, et non les simples fidèles. Il montre que cette assertion, à moins qu’on ne l’entende simplement du jeûne et de l’abstinence, est à proprement parler téméraire et scandaleuse, puisqu’on ne saurait douter qu’il existe, dans les lois et les usages de l’Église universelle, tout un ensemble de pratiques destinées à mettre les fidèles dans un état de préparation à la grande fête de la Naissance de Jésus-Christ. (...)

Remarquons d’abord le nombre des jours de l’Avent. La quarantaine est la première forme qu’ait adoptée l’Église pour cette période ; et cette forme est restée dans le rite ambrosien et chez les Orientaux. Si, plus tard, l’Église Romaine et celles qui la suivent Font abandonnée, le quaternaire n’en est pas moins exprimé dans les quatre semaines qui ont été substituées aux quarante jours. (...)

    Les yeux du peuple sont avertis de la tristesse qui préoccupe le cœur de la sainte Église par la couleur de deuil dont elle se couvre. Hors les fêtes des Saints, elle ne revêt plus que le violet ; le Diacre dépose la Dalmatique, et le Sous-diacre la Tunique. Autrefois même, on usait de la couleur noire en plusieurs lieux, comme à Tours, au Mans, etc. Ce deuil de l’Église marque avec quelle vérité elle s’unit aux vrais Israélites qui attendaient le Messie sous la cendre et le cilice, et pleuraient la gloire de Sion éclipsée, et « le sceptre ôté de Juda, jusqu’à ce que vienne celui qui doit être envoyé, et qui est l’attente des nations ». Il signifie encore les œuvres de la pénitence, par lesquelles elle se prépare au second Avènement plein de douceur et de mystère, qui a lieu dans les cœurs, en proportion de ce qu’ils se montrent touchés de la tendresse que leur témoigne cet Hôte divin qui a dit : Mes délices sont d’être avec les enfants des hommes. Il exprime enfin la désolation de cette veuve attendant l’Époux qui tarde à paraître. Elle gémit sur la montagne, comme la tourterelle, jusqu’à ce que la voix se fasse entendre qui dira : « Viens du Liban, mon Épouse ; viens pour être couronnée, car tu as blessé mon cœur  ».

    Pendant l’Avent, l’Église suspend aussi, excepté aux Fêtes des Saints, l’usage du Cantique Angélique : Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hominibus bonae voluntatis. En effet, ce chant merveilleux ne s’est fait entendre qu’en Bethléem sur la crèche de l’Enfant divin ; la langue des Anges n’est donc pas déliée encore ; la Vierge n’a pas déposé son divin fardeau ; il n’est pas temps de chanter, il n’est pas encore vrai de dire : Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté !

    De même, à la fin du Sacrifice, la voix du Diacre ne fait plus entendre ces paroles solennelles qui congédient l’assemblée des fidèles : Ite, Missa est ! les remplace par cette exclamation ordinaire : Benedicamus Domino ! comme si l’Église craignait d’interrompre les prières du peuple, qui ne sauraient être trop prolongées en ces jours d’attente.

  Toutefois, il est un trait spécial qui distingue ces deux temps : c’est que le chant de l’allégresse, le joyeux Alléluia, n’est pas suspendu durant l’Avent, si ce n’est aux jours de Férie. A la Messe des quatre dimanches, on continue de le chanter ; et il forme contraste avec la couleur sombre des ornements. Il est même un de ces dimanches, le troisième, où l’orgue retrouve sa grande et mélodieuse voix, et où la triste parure violette peut un moment faire place à la couleur rose. Ce souvenir des joies passées, qui se retrouve ainsi au fond des saintes tristesses de l’Église, dit assez que, tout en s’unissant à l’ancien peuple pour implorer la venue du Messie, et payer ainsi la grande dette de l’humanité envers la justice et la clémence de Dieu, elle n’oublie cependant pas que l’Emmanuel est déjà venu pour elle, qu’il est en elle, et qu’avant même qu’elle ait ouvert la bouche pour demander le salut, elle est déjà rachetée et marquée pour l’union éternelle. Voilà pourquoi l’Alléluia se mêle à ses soupirs, pourquoi sont empreintes en elle toutes les joies et toutes les tristesses, en attendant que la joie surabonde à la douleur, en cette nuit sacrée qui sera plus radieuse que le plus brillant des jours."




vendredi 2 novembre 2018

Novembre : prier pour nos défunts

Le mois de novembre est traditionnellement consacré à la prière pour les défunts. Nous en profitons aussi pour nettoyer et fleurir nos tombes. Mais une tombe propre et fleurie ne suffit pas ! Geste de piété filiale et de reconnaissance envers nos défunts, il doit s'accompagner d'un geste spirituel : la prière pour ceux qui nous ont précédés, spécialement pour ceux qui ont le plus besoin de la miséricorde de Dieu, comme l'a demandé Notre-Dame aux trois bergers de Fatima.

La célébration des Messes pour les défunts est aussi une tradition du mois de novembre. Lorsque la liturgie le permet, des Messes de requiem sont proposées aux fidèles pour s'unir plus particulièrement, à travers la richesse rituelle de la Messe des morts, à la délivrance des âmes du Purgatoire. 

N'hésitez pas à faire célébrer des messes pour les défunts de vos familles. Ce sera la plus grande des charités que vous pourrez exercer à leur égard. Et comme nos défunts sont reconnaissants dans l'éternité, ils ne nous oublieront pas lorsque nous serons à leur place : "Hodie mihi, cras tibi !" comme le dit l'adage latin. "Aujourd'hui, c'est moi, demain, ce sera toi !"

Les chanoines de Baladou n'ont pas oublié la tombe de leur bienfaitrice, Melle Bussière

 Vos chanoines sont à votre disposition pour la célébration de messes pour vos défunts et pour les âmes du Purgatoire. N'hésitez pas à les contacter !


Prière à Notre-Dame de Montligeon

O glorieuse Vierge Marie,

ayez pitié des saintes âmes retenues pour un temps dans le feu purificateur,

loin de Dieu et de vous, leur Mère toute miséricordieuse.

Brisez leurs chaînes et délivrez-les de l’abîme où elles gémissent,

aspirant à la patrie céleste et soupirant vers le moment heureux de leur union définitive

avec Dieu, si ardemment désiré par leur cœur.

Prenez surtout en pitié les âmes les plus délaissées.

Nous vous prions pour elles tout spécialement.

O Mère de bonté, daignez agréer nos vœux et les combler.

Nous vous en supplions, Marie, réunissez-nous tous au Ciel,

auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ,

votre adorable Fils, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.
 

jeudi 13 septembre 2018

Le pélé 2018 en images...

 Les préparatifs...


Préparation des nouvelles bannières
Petit nettoyage du jardin
L'équipe est aux fourneaux !

Les routiers de Montpellier en plein débroussaillage

"De l'eau ! de l'eau" supplie le jardin...

Après l'effort, le réconfort !


Le pèlerinage, sous un temps menaçant mais relativement serein !

Départ des chapitres de Gramat
La "Sécade Team" au secours des assoiffés !

Un moment propice pour mener les âmes à Dieu

Pause spirituelle dans l'église de Rignac





 Messe solennelle à Rocamadour

Chevaliers et dame du Saint-Sépulcre, sous la conduite du chanoine Cambon
Le chanoine Gilles Guitard, vice-provincial de France, a célébré la Messe solennelle
Le Confiteor avant la communion

La soirée plancha chez les chanoines pour fêter la réussite de ce beau pèlerinage !